Herve
Associer à mes Rogers (+ de 30ans).
Le mariage est excellent, hyper simple d'utilisation.
Il met en évidence la qualité des enregistrements.
Commentaire du 24 avril 2023 — Expérience du 4 avril 2023
Quand un incendie a détruit une usine du fondeur japonais AKM fin 2020, toute la filière audio a cherché des convertisseurs de remplacement. Primare en a profité pour installer un convertisseur ESS à la place, sans rien changer d’autre à son plus petit amplificateur intégré connecté. Le résultat tient dans un boîtier compact qui réunit amplification, conversion numérique et lecture réseau, et se glisse là où un appareil pleine largeur ne trouverait pas sa place.
Les intégrés plus imposants de la gamme, les I25 et I35, embarquent le module de classe D maison, l’UFPD 2, produit en petites séries. Pour l’I15 Prisma MK2, le constructeur a retenu un module Hypex UcD102 fabriqué à grande échelle. La logique est simple : cette production de masse abaisse le coût tout en gardant le caractère sonore de la marque.
La classe D est une amplification à découpage. Elle chauffe peu et consomme peu, moins de 25 watts en fonctionnement, et son dissipateur se loge directement sur la carte du module, au plus près des bornes d’enceintes. Le trajet du signal reste court.
Côté puissance, l’I15 Prisma MK2 délivre 2 × 60 watts sous 8 ohms et 2 × 100 watts sous 4 ohms. Le fait que la puissance grimpe quand l’impédance baisse indique une bonne réserve de courant, de quoi tenir la plupart des enceintes malgré le gabarit réduit. L’alimentation à découpage qui nourrit le module a été choisie pour répondre vite aux appels de courant, avec une tension stable et une réserve capacitive pour les crêtes.
La puce qui assure la conversion numérique est un convertisseur ESS ES9028Q2M, un modèle stéréo 32 bits. C’est elle qui a remplacé le composant AKM de la première version, sans que les autres caractéristiques ni les performances changent. Elle traite les fichiers PCM jusqu’à 384 kHz et le DSD jusqu’à 256 (11,2 MHz), soit l’essentiel des formats haute résolution du marché.
Les entrées numériques couvrent trois prises optiques Toslink, une entrée optique sur mini-jack 3,5 mm et une coaxiale sur RCA, toutes limitées à 192 kHz. La prise USB-B, à l’arrière, reçoit un ordinateur et monte à 384 kHz. Une prise USB-A en façade lit une clé ou un disque jusqu’à 192 kHz et DSD 128. Une sortie numérique coaxiale complète l’ensemble : elle recopie le signal d’une source numérique, ou convertit une source analogique en 48 ou 96 kHz au choix.
Toute la partie réseau repose sur Prisma, la plateforme de connexion et de commande de Primare. Elle gère la lecture depuis un stockage local comme depuis les services en ligne, en filaire ou en Wi-Fi, et le fonctionnement multipièce entre plusieurs appareils Prisma.
Le point d’entrée le plus ouvert est Chromecast intégré : via l’application Google Home, il donne accès à des centaines de services, la qualité ne dépendant que de ce que fournit chacun d’eux, jusqu’à 24 bits/96 kHz avec Tidal HiFi ou Qobuz. AirPlay 2 diffuse depuis un appareil Apple jusqu’à la qualité du CD, Spotify Connect monte à 320 kbit/s, et le Bluetooth, avec compression, dépanne pour une écoute d’appoint. L’I15 Prisma MK2 est aussi certifié Roon Ready, pour qui gère sa bibliothèque avec Roon.
L’application Prisma sert de télécommande complète : choix des entrées, lecture, réglage du volume, recherche par artiste ou album dans les fichiers stockés, informations sur la piste en cours, listes de lecture. Deux ports Ethernet équipent l’arrière, ce qui laisse l’appareil servir de commutateur réseau pour relier un autre élément filaire, et le Wi-Fi fonctionne sur les deux bandes 2,4 et 5 GHz.
En analogique, l’I15 Prisma MK2 reçoit une source sur une entrée RCA à niveau ligne et une seconde sur un mini-jack 3,5 mm. Il n’y a pas de préampli phono intégré : une platine vinyle réclame donc un préampli externe ou un modèle qui embarque le sien.
La sortie préamplifiée sur RCA ouvre deux usages. Elle alimente un caisson de basses actif, dont le propre filtre passe-bas gère alors la coupure, puisque cette sortie reste large bande. Elle peut aussi attaquer un bloc de puissance séparé si l’on veut plus tard dissocier préamplification et amplification.
Chaque entrée se règle indépendamment. En la passant en gain fixe, elle laisse le signal traverser l’étage de préamplification sans modification de niveau : c’est le mode traversée pour home cinéma. Les voies avant gauche et droite d’un système multicanal passent alors par l’I15 Prisma MK2, et le processeur audio-vidéo garde la main sur le volume d’ensemble. On peut aussi renommer et masquer les entrées inutilisées, activer la détection automatique de source, et relier l’appareil à une installation domotique par la prise RS-232 et le trigger 12 volts.
Le format est la première chose qui distingue l’I15 Prisma MK2. Son coffret ne fait que 350 mm de large, contre environ 430 mm pour un appareil pleine largeur, pour 73 mm de haut, 329 mm de profond et 6,4 kg. Ce gabarit réduit ouvre des emplacements fermés aux électroniques classiques.
En façade, l’afficheur OLED est le même que celui du grand frère I35 ; issu de l’industrie automobile, il tient dans la durée et reste lisible, avec réglage de la luminosité et mise en veille de l’écran. La sélection des entrées se fait par relais plutôt que par les commutateurs CMOS habituels, pour une meilleure isolation entre voies et moins de bruit, et le contrôle de volume s’appuie sur un circuit à mode équilibré retenu pour l’équilibre des canaux et la tenue à faible niveau, là où beaucoup de petits intégrés perdent en définition.
La consommation reste basse : moins de 25 watts en écoute, moins de 0,5 watt dans le mode veille Éco, l’autre mode de veille conservant le réveil automatique au signal. L’I15 Prisma MK2 existe en noir et dans une finition titane claire, argentée, celle de cette version. Primare, installé à Limhamn près de Malmö, cultive l’esprit scandinave du « lagom » : ni trop, ni trop peu, chaque élément à sa juste mesure.
L’entrée RCA analogique fonctionne à niveau ligne, sans préampli phono. Une platine doit donc passer par un préampli phono externe, ou disposer du sien, avant d’être reliée à cette entrée.
Oui. La sortie RCA préamplifiée alimente un caisson actif. Comme elle envoie tout le spectre, c’est le filtre passe-bas du caisson qui fixe la fréquence de coupure : l’I15 Prisma MK2 ne gère pas lui-même la répartition des graves.
Non. Chromecast intégré, AirPlay 2, Spotify Connect et Bluetooth diffusent directement depuis un téléphone ou une tablette. L’application Prisma lit aussi les fichiers d’un disque réseau ou d’une clé USB, sans qu’un ordinateur reste allumé.
Seule la puce de conversion diffère : l’ESS ES9028Q2M remplace le convertisseur AKM devenu indisponible. Les fonctions, la connectique, la puissance et les mises à jour Prisma restent identiques entre les deux versions.
Oui, il est certifié Roon Ready. Il apparaît alors comme zone de lecture dans Roon, qui suppose un cœur Roon (sur ordinateur, NAS ou boîtier dédié) et un abonnement actif.
Ses 60 watts sous 8 ohms et 100 watts sous 4 ohms conviennent aux enceintes bibliothèque et aux colonnes compactes de sensibilité moyenne à élevée, dans une pièce de taille normale. Des enceintes très peu sensibles ou une grande pièce demanderaient davantage de puissance.
Herve
Associer à mes Rogers (+ de 30ans).
Le mariage est excellent, hyper simple d'utilisation.
Il met en évidence la qualité des enregistrements.
Commentaire du 24 avril 2023 — Expérience du 4 avril 2023