Bernard
Câble mérite ces 5 étoiles largement, finitions impeccables.
Commentaire du 1 décembre 2020 — Expérience du 9 novembre 2020
Cinq mètres : c’est la longueur de référence fixée par la norme USB 2.0 pour un câble passif, et c’est celle de ce modèle suédois. Elle suffit pour relier un ordinateur installé sur un bureau à un DAC rangé dans le meuble hi-fi, à l’autre bout de la pièce. Fabriqué par Supra à Ljungskile, sur la côte ouest de la Suède, ce câble repose sur deux choses que l’on ne voit pas une fois la gaine refermée : un blindage soigné et une impédance tenue au plus près de ce qu’exige la norme.
La fiche USB A, plate et rectangulaire, se branche côté source : ordinateur, serveur musical, lecteur réseau. La fiche USB B, presque carrée, va côté récepteur : convertisseur numérique-analogique (DAC), amplificateur intégré doté d’une entrée USB, interface audio, ou tout autre appareil équipé de ce port, imprimante comprise. Les données circulent dans les deux sens, ce qui est nécessaire puisque le DAC renvoie des informations à l’ordinateur, par exemple pour réguler le flux en mode asynchrone.
Le câble relève de la catégorie USB 2.0 haut débit, soit 480 Mbit/s. C’est très au-delà de ce que réclame la musique : un fichier PCM 32 bits / 384 kHz en stéréo représente environ 25 Mbit/s, et un flux DSD512 natif reste sous les 50 Mbit/s. Le débit ne pose donc aucune limite en audio. Tout se joue sur la propreté de la transmission.
Un câble USB 2.0 contient deux paires de conducteurs : l’une transporte les données, l’autre l’alimentation 5 V et la masse. Supra torsade chaque paire avec soin et l’enveloppe dans son propre blindage, un film de polytéréphtalate d’éthylène (PET) aluminisé. La torsion fait que les parasites captés par un conducteur le sont aussi par son voisin et s’annulent à la réception ; le blindage séparé évite que le bruit véhiculé par la ligne d’alimentation ne vienne perturber la paire de données. Les conducteurs sont multibrins, faits de brins fins de 0,127 mm, ce qui garde au câble sa souplesse malgré sa longueur.
Le tout prend place dans une gaine PVC ronde de 7,1 mm de diamètre, de couleur bleu glacier, marquée « SUPRA USB > Made in Sweden » avec un repère tous les mètres. Les fiches sont des connecteurs Supra robustes, prévus pour encaisser des branchements répétés.
À 480 Mbit/s, un câble ne se comporte plus comme un simple fil : il devient une ligne de transmission, dont l’impédance caractéristique doit correspondre à celle des circuits qu’elle relie. La norme USB 2.0 impose 90 Ω pour la paire de données. Un écart crée des réflexions qui déforment les fronts du signal et peuvent provoquer des erreurs de lecture ou des décrochages. Supra tient cette valeur de 90 Ω, avec une capacité de 52 pF par mètre, faible pour un câble de cette section.
Le facteur de vélocité de 0,66 indique que le signal se propage aux deux tiers de la vitesse de la lumière. Sur 5 m, il met environ 25 nanosecondes à parcourir le câble, sous le plafond de 26 ns que fixe la norme pour le délai de propagation. Supra homologue sa gamme USB 2.0 jusqu’à 15 m, mais la règle reste simple : la longueur juste nécessaire est toujours préférable. Le 5 m se justifie quand la disposition de la pièce l’impose, pas comme réserve.
Un point concerne les appareils alimentés par le port USB lui-même : plus le câble est long, plus la tension qui arrive à l’appareil baisse légèrement. Un DAC de poche gourmand en courant y est plus sensible qu’un convertisseur de salon équipé de sa propre alimentation secteur, qui n’utilise la ligne 5 V que pour la détection.
Oui. Une embase USB 3 type B, reconnaissable à sa partie supérieure surélevée, accepte les fiches USB 2.0 type B. La liaison fonctionne alors en USB 2.0, ce qui ne change rien pour l’audio. Côté ordinateur, la fiche A se branche aussi bien sur un port USB 2 que sur un port USB 3.
Pas directement, puisque la gamme USB 2.0 de Supra se décline en sorties A uniquement (vers B, Mini B, Micro B ou A). Un adaptateur USB-C mâle vers USB A femelle permet de l’utiliser ; il vaut mieux le choisir compact et de bonne qualité, car il fait partie de la liaison.
Les données musicales arrivent intactes ou pas du tout, et en mode asynchrone c’est l’horloge du DAC qui cadence la conversion, pas l’ordinateur. Le rôle du câble est d’abord de transmettre sans erreur ni décrochage. Il véhicule aussi la masse et l’alimentation de l’ordinateur, souvent chargées de bruit électrique : c’est sur ce point que le blindage séparé de chaque paire trouve son intérêt, avec des effets qui dépendent de l’isolation propre à chaque DAC.
Seul le format des fiches impose un sens : A côté source, B côté appareil récepteur. Le câble ne porte pas de marquage directionnel.
La version A vers B est proposée en 0,7, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12 et 15 m. Supra fabrique aussi des longueurs sur mesure, facturées au mètre supplémentaire.
Oui, pour tout appareil muni d’un port USB type B. Un disque dur externe USB 3 à embase type B fonctionnera, mais limité au débit de l’USB 2.0, ce qui ralentit nettement les copies de gros fichiers sans gêner la lecture de musique.
Avec 7,1 mm de diamètre et une gaine ronde, il passe dans la plupart des goulottes et passe-câbles. Il faut éviter les plis serrés, l’écrasement sous un pied de meuble et les torsions répétées, qui finissent par abîmer les paires torsadées et leur blindage. L’excédent se range en boucles larges plutôt qu’enroulé serré.
Bernard
Câble mérite ces 5 étoiles largement, finitions impeccables.
Commentaire du 1 décembre 2020 — Expérience du 9 novembre 2020