T+A CALA CDR
Présentation
Remplacer toute une pile d’éléments séparés par un seul appareil de 37 cm de large, sans renoncer au disque ni à la radio : c’est le programme de ce récepteur fabriqué à Herford, en Allemagne. T+A construit des chaînes compactes depuis le K1 de 1995, qui réunissait déjà amplificateur, tuner FM et lecteur CD. Cette deuxième génération de la gamme CALA y ajoute le streaming réseau et le Bluetooth, et se pilote entièrement à distance : la façade ne porte aucun bouton.
Un châssis d’aluminium sans une seule commande en façade
Le boîtier principal est façonné dans l’aluminium massif en une seule opération d’usinage, puis microbillé et anodisé. Le capot, lui aussi en aluminium, est brossé à la main avant de recevoir une anodisation brillante, et le châssis intérieur qui porte l’électronique est dans le même métal. La façade en acrylique noir brillant n’accueille que l’écran graphique grand format : ni molette de volume, ni touche, tout passe par la télécommande infrarouge FM1000 ou par l’application MusicNavigator G2 pour iOS et Android. L’écran propose un affichage en gros caractères lisible depuis le canapé et un affichage détaillé qui indique la fréquence d’échantillonnage ou le débit du flux en cours. Sa luminosité se règle sur sept niveaux, et il peut ne s’allumer que le temps d’une manipulation.
Avec 24,5 cm de profondeur, 10,5 cm de haut et 6 kg, le CALA CDR se loge sur une étagère de bibliothèque ordinaire, à condition de laisser une dizaine de centimètres libres tout autour pour la ventilation. Le boîtier existe en aluminium argent ou noir, toujours avec la façade noire. Une bande de DEL intégrée à la partie arrière du panneau éclaire le socle par en dessous, en blanc, bleu, vert ou rouge, ou en mode « fluide » qui fait défiler les couleurs à la vitesse choisie ; l’intensité se règle sur dix niveaux et l’éclairage se coupe complètement pour qui préfère la sobriété.
Toutes les sources musicales dans un seul boîtier
Le lecteur CD se charge par un tiroir motorisé commandé depuis la télécommande. Il lit les CD audio pressés et les CD-R ou CD-RW gravés au format audio, affiche le CD-Text et peut mémoriser un programme de lecture de 30 pistes. La partie réseau repose sur un client de streaming développé par T+A : il lit depuis un ordinateur ou un NAS (protocole UPnP AV) les fichiers FLAC, WAV, AIFF et ALAC jusqu’à 192 kHz et 32 bits, ainsi que les formats compressés MP3, AAC et OGG Vorbis, avec un enchaînement sans blanc entre les pistes en FLAC, WAV et MP3. Tidal, Qobuz et Deezer sont intégrés (abonnement requis), et le CALA CDR est certifié Roon Ready pour ceux qui gèrent leur bibliothèque avec Roon.
La radio arrive par trois chemins : plus de 11 000 stations Internet et des podcasts via le service airable, un tuner FM compatible FM-HD et un tuner DAB+, avec l’affichage RDS du nom de la station et du radiotexte. Chaque source radio dispose de sa propre liste de 99 favoris, accessibles directement par leur numéro. Deux ports USB à l’arrière acceptent clés et disques durs formatés en FAT16, FAT32, NTFS ou ext2 à ext4, et un disque 2,5 pouces y fonctionne sans alimentation séparée. Le Bluetooth (codecs SBC, AAC et MP3) dépanne pour une écoute rapide depuis un téléphone, mais il reste un cran en dessous du réseau ou de l’USB pour la qualité. AirPlay, Chromecast et Spotify Connect ne figurent pas au programme. Le raccordement au réseau se fait en Ethernet ou en Wi-Fi, avec une antenne posée sur une base magnétique que l’on peut éloigner de l’appareil pour une meilleure réception.
Un traitement numérique de l’entrée jusqu’aux amplificateurs
Tout le traitement audio est confié à un processeur de signal numérique (DSP) de 48 bits. Les sources numériques, du CD au réseau, ne subissent aucune conversion intermédiaire, et les deux entrées analogiques sont numérisées dès leur arrivée pour suivre le même chemin. Ce choix a une conséquence à connaître : une platine vinyle branchée sur l’entrée phono passe elle aussi par une conversion analogique-numérique, ce qui ne conviendra pas à qui tient à un trajet entièrement analogique.
Le DSP prend en charge un réglage de tonalité plus fourni que la moyenne. Graves et aigus se règlent sur ±12 dB, les médiums sur ±6 dB, et une correction physiologique (loudness) compense la perte de sensibilité de l’oreille dans le grave et l’aigu à faible volume. Deux filtres complètent l’ensemble : le contour « présence » rend les voix plus intelligibles sur les émissions parlées, et le contour « fondamentale » réchauffe ou allège le bas-médium, la zone où se situent les notes de base des voix et de la plupart des instruments. Un mode surround virtuel élargit l’image sonore sans enceintes arrière, et l’ensemble des corrections de tonalité se désactive d’un seul réglage pour revenir à un signal neutre.
Accorder le son à la pièce et aux enceintes
Une enceinte collée au mur ou logée dans un angle produit plus de grave qu’au milieu de la pièce. Le menu de configuration en tient compte avec quatre positions (libre, près d’un mur, dans un coin, sur une étagère) qui corrigent ce renfort. Un second réglage décrit l’acoustique du lieu : quatre niveaux pour une pièce très amortie par les tissus et les tapis, six niveaux pour une pièce réverbérante aux surfaces dures, et une position « normale » entre les deux.
La gestion des graves accompagne aussi bien les grandes colonnes que les petites enceintes. En réglage « large bande », les enceintes principales reçoivent tout le spectre. Avec un caisson de graves actif branché sur la sortie dédiée, on choisit une fréquence de coupure de 40, 60, 100 ou 150 Hz : en dessous, le grave est confié au caisson, dont le niveau se règle sur ±15 dB depuis la télécommande. Plus les enceintes sont petites, plus la coupure doit être haute. Pour des enceintes de bibliothèque utilisées sans caisson, le réglage « Bass extd. » prolonge leur réponse vers le bas.
Une amplification à découpage de 2 × 100 W
L’amplification repose sur des étages de sortie à découpage montés en pont : les transistors travaillent en commutation rapide plutôt qu’en régime continu, ce qui limite la chaleur dégagée dans un boîtier aussi compact. T+A annonce 100 W par canal sous 4 Ω avec une distorsion harmonique inférieure à 0,02 %, assez pour alimenter des enceintes colonnes dans un salon de bonne taille. L’alimentation est dimensionnée pour garder une tension stable lorsque la demande de courant grimpe sur les passages chargés, et un circuit de protection surveille en permanence l’état de l’appareil.
Les enceintes doivent présenter une impédance d’au moins 4 Ω. Les étages de sortie encaissent ponctuellement une charge de 2 Ω, mais une écoute prolongée à très fort volume sur une charge aussi basse ferait chauffer l’amplificateur jusqu’au déclenchement de la protection. Les borniers métalliques acceptent des câbles de forte section (1,5 mm² au minimum selon la notice) et sont livrés avec des caches qui imposent, en Europe, le serrage de fils dénudés ou de fourches.
Platine, téléviseur, casque : les branchements à l’arrière
La deuxième entrée analogique devient une entrée phono pour cellule à aimant mobile (MM) en un réglage, avec trois sensibilités (2,5, 5 ou 10 mV) et une borne de masse pour le fil de la platine. Les deux entrées ligne s’ajustent au niveau de sortie de la source (0,5, 1, 2 ou 2,8 V), ce qui évite les sauts de volume en passant d’une source à l’autre. Les entrées numériques S/PDIF transforment le CALA CDR en convertisseur pour un téléviseur, une console ou un lecteur réseau : jusqu’à 96 kHz en optique, jusqu’à 192 kHz en coaxial. Il n’y a pas de prise HDMI, le téléviseur se raccorde donc en optique, réglé sur une sortie PCM stéréo.
Côté sorties, une sortie préamplificateur RCA à niveau variable alimente des enceintes actives ou un amplificateur de puissance, une prise dédiée accueille un caisson de graves, et une sortie numérique transmet le signal de la source choisie à un enregistreur. La prise casque est un mini-jack 3,5 mm placé en face arrière et câblé en parallèle de la sortie préamplificateur : pratique pour une écoute occasionnelle, moins pour qui branche et débranche son casque tous les jours. Un réglage spécifique retire de cette sortie les corrections de pièce, inutiles au casque.
Caractéristiques techniques
Type d’appareil
- Récepteur CD avec lecteur CD, fonctions de diffusion audio en continu et amplification intégrée
Lecteur CD
- Formats compatibles : CD, CD-R, CD-RW
- Réponse en fréquence : 2 Hz – 20 kHz
- Rapport signal / bruit : 100 dB
- Prise en charge du CD-Text
Diffusion audio en réseau
- Formats audio compatibles : MP3, AAC, OGG Vorbis, FLAC, WAV, AIFF, ALAC
- PCM : 32 à 192 kHz / 16 à 32 bits
- MP3 : jusqu’à 320 kbit/s
- Lecture audio sans interruption :
- Formats compatibles : MP3 (LAME), WAV, FLAC
- Services compatibles : Tidal, Deezer, Qobuz
- Certification Roon Ready
- Prise en charge du protocole UPnP AV
- Application T+A MusicNavigator pour iOS et Android
- Radio Internet : service airable, plus de 11000 stations
Connectivité réseau et Bluetooth
- Ethernet : Fast Ethernet 10/100 Base-T
- Wi-Fi : 802.11 b / g / n avec WPS
- Bluetooth :
- Protocoles : A2DP, AVRCP
- Codecs : MP3, AAC, SBC
Récepteur radio
- FM / FM-HD :
- Plage de fréquences : 87,5 – 108 MHz
- Sensibilité FM : 1 μV
- Rapport signal / bruit FM : > 65 dBA
- DAB / DAB+ :
- Plage de fréquences : 168 – 240 MHz, bande III
- Sensibilité DAB : 2,0 μV
- Rapport signal / bruit DAB : > 96 dBA
- RDS / RBDS :
- Affichage du nom de la station (PS)
- Type de programme (PTY)
- Radiotexte (RT)
- Horloge
Amplification
- Puissance : 2 × 100 W sous 4 Ω
- Distorsion harmonique totale : < 0,02 %
- Étages de sortie en pont à découpage haute vitesse
- Forte capacité en courant
- Alimentation à forte stabilité en charge
Traitement audio
- Traitement et gestion du signal par processeur de traitement numérique du signal (DSP)
- Caractéristiques sonores configurables
- Son ambiophonique virtuel
- Gestion des graves :
- Fréquences de coupure : 40 Hz, 60 Hz, 100 Hz, 150 Hz
- Gestion indépendante des enceintes principales et du caisson de graves
Entrées et interfaces USB
- 2 × entrées analogiques auxiliaires à sensibilité réglable
- Fonction phono configurable
- Mode de transmission directe du signal ambiophonique configurable
- 2 × entrées numériques coaxiales S/PDIF jusqu’à 192 kHz
- 1 × entrée optique TOS-Link jusqu’à 96 kHz
- 2 × ports USB 2.0 en mode maître
Sorties
- Sortie de préamplification
- Sortie pour caisson de graves
- Sortie casque
- Sortie numérique IEC 60958 : CDDA / LPCM
Fonctions et éclairage
- Extinction automatique après 90 minutes sans signal audio
- Protection électronique de l’appareil
- Éclairage d’ambiance à diodes électroluminescentes (DEL) intégré à la base :
- Couleurs disponibles : blanc, bleu, vert, rouge
- Intensité lumineuse réglable
Accessoires fournis
- Antenne Wi-Fi
- Télécommande infrarouge FM1000
- Cordon secteur
- Manuel d’utilisation
Alimentation et consommation
- Alimentation : 100 – 240 V, 50 / 60 Hz
- Consommation maximale : 200 W
- Consommation au repos : 13 W
- Consommation en mode veille économique : 0,5 W
Dimensions et poids
- Dimensions (H × L × P) : 10,5 × 37 × 24,5 cm
- Poids : 6 kg
Questions fréquentes
Quelle puissance attendre avec des enceintes de 8 ohms ?
Les 100 W par canal sont donnés sous 4 Ω. Pour un amplificateur limité en tension, doubler l’impédance divise à peu près la puissance par deux : sur une enceinte de 8 Ω, la puissance disponible est donc nettement plus faible. Avec des enceintes de rendement moyen dans une pièce de séjour courante, la réserve reste confortable ; pour des enceintes peu sensibles dans une grande pièce, mieux vaut privilégier des modèles de 4 à 6 Ω ou d’un bon rendement.
Peut-on relier un ordinateur en USB comme sur un convertisseur de bureau ?
Non. Les deux ports USB fonctionnent en mode maître : ils lisent des clés et des disques durs, mais ne reçoivent pas le flux audio d’un ordinateur. Pour écouter la musique d’un ordinateur, trois solutions existent : le partage UPnP sur le réseau, Roon, ou une sortie numérique optique ou coaxiale vers les entrées S/PDIF.
Comment écouter Spotify ou la musique d'un iPhone ?
Ni Spotify Connect ni AirPlay ne sont intégrés. Le Bluetooth prend le relais, en AAC depuis un iPhone, avec la perte de qualité propre à cette liaison. Pour une écoute de meilleure qualité depuis un téléphone, Tidal, Qobuz et Deezer passent directement par le réseau, et la musique stockée sur un ordinateur ou un NAS se lit en UPnP ou via Roon.
Une antenne radio est-elle fournie ?
Seule l’antenne Wi-Fi est livrée. Le CALA CDR dispose d’une entrée antenne 75 Ω commune à la FM et au DAB+, à relier à une antenne d’intérieur, à une prise d’antenne murale ou au câble. Une antenne extérieure bien installée donne la réception la plus stable, surtout en DAB+ où un signal trop faible se traduit par des coupures plutôt que par du souffle.
Une cellule à bobine mobile (MC) fonctionne-t-elle sur l'entrée phono ?
Une MC à haut niveau de sortie, autour de 2 mV, s’accommode du réglage de sensibilité le plus élevé (2,5 mV). Une MC classique à basse sortie, de quelques dixièmes de millivolt, réclame un préamplificateur MC externe branché sur une entrée ligne, ou un transformateur élévateur raccordé à l’entrée phono.
Le CALA CDR peut-il s'intégrer à un système home cinéma ?
Oui, par le mode « traversant » de la première entrée analogique : il neutralise la commande de volume du CALA CDR sur cette entrée, et les voies avant gauche et droite d’un amplificateur home cinéma passent alors par ses étages de puissance sans modification de niveau. Le volume se règle sur l’amplificateur home cinéma, et l’écoute musicale stéréo garde le CALA CDR et ses enceintes. La source doit être réglée au minimum avant activation de ce mode, sous peine de saturer les enceintes.
Peut-on l'allumer depuis l'application ou le programmer comme un réveil ?
Tout dépend du mode de veille choisi. La veille ECO consomme 0,5 W et ne réveille l’appareil qu’à la télécommande ou à l’heure d’un réveil programmé. La veille « confort » consomme davantage, mais autorise la mise en marche depuis l’application et l’allumage automatique dès qu’un signal arrive sur une entrée analogique ou numérique, pratique avec un téléviseur. Le réveil démarre la source choisie, une station favorite par exemple, au volume défini, et une minuterie de mise en veille se règle de 15 minutes à 12 heures. Sans signal pendant 90 minutes, l’appareil s’éteint de lui-même.
Comment se font les mises à jour ?
Par Internet, depuis le menu d’informations de l’appareil, en quelques minutes. Les mises à jour du micrologiciel apportent corrections et nouvelles fonctions : la compatibilité Roon Ready s’active, par exemple, après installation de la dernière version.
- Éco-contribution inclue dans le prix de vente.













