FiiO FX17
FiiO FX17 : treize transducteurs dans une coque en titane
Réunir trois familles de transducteurs dans un écouteur qui tient au creux de l’oreille relève presque de l’horlogerie : un haut-parleur dynamique pour le grave, des armatures équilibrées pour le médium, des cellules électrostatiques pour l’aigu, chacune limitée à la zone où elle travaille le mieux. Le plus abouti des intras FiiO pousse ce principe à treize transducteurs par côté, dans une coque en titane, avec trois fiches pour passer d’un baladeur à un smartphone sans adaptateur.
Treize transducteurs répartis sur cinq voies
Chaque écouteur associe un haut-parleur dynamique de 10 mm, quatre armatures équilibrées Knowles et huit transducteurs électrostatiques Sonion, soit vingt-six pour la paire. On parle d’intra « tribride » pour ce mélange de trois technologies. Faire cohabiter autant de sources dans quelques centimètres cubes pose un problème de raccord : chaque famille a sa zone de confort, et une transition mal gérée entre deux d’entre elles s’entend. Le filtre à cinq voies combine des composants électroniques et des éléments acoustiques (conduits, évents, amortissements) pour attribuer à chaque groupe sa portion du spectre et lisser le passage de l’un à l’autre.
Ce filtre a une autre conséquence, moins visible mais très concrète : la courbe d’impédance reste plate. Sur un intra multivoie ordinaire, l’impédance varie fortement selon la fréquence, et l’équilibre tonal se met à dépendre de l’impédance de sortie de la source, si bien qu’un baladeur et un petit convertisseur USB ne donnent pas le même rendu. Une courbe aplanie réduit cet écart, ce qui compte pour un écouteur appelé à changer souvent d’appareil.
Le médium revient aux quatre armatures Knowles, regroupées en deux blocs composites. Dans chacun, une armature se charge du médium et l’autre du haut-médium, jusqu’au relais pris par les électrostatiques. L’armature de médium a été mise au point avec Knowles : des évents percés dans sa chambre arrière lui donnent une réserve d’air supplémentaire, avec pour objectif des voix plus amples et plus charnues.
Huit cellules électrostatiques pour l’aigu
Un transducteur électrostatique n’a ni bobine ni aimant. Sa membrane, très fine et chargée électriquement, est tendue entre deux plaques percées et se déplace sous l’effet du champ qu’elles créent. Sa masse quasi nulle lui laisse suivre des variations très rapides, et son extension dans l’aigu atteint 50 kHz. Sa faiblesse tient au rendement : environ 99 dB/mW, contre 110 dB/mW pour une armature ou un haut-parleur dynamique.
Associée à ces deux familles plus efficaces, une cellule électrostatique isolée risque d’être couverte, car l’oreille perçoit moins bien l’aigu en présence d’un grave puissant : c’est l’effet de masque. Huit modules par côté remontent le niveau de ce registre, qui couvre tout ce qui se situe au-dessus de 6 kHz, et répartissent l’effort entre plusieurs cellules plutôt que de pousser une seule d’entre elles dans ses limites.
Un grave dynamique canalisé par le conduit S.Turbo
Le grave repose sur un haut-parleur dynamique de 10 mm à membrane en alliage lithium-magnésium. Ce métal léger, d’une densité de 1,6 g/cm³, est à la fois rigide et bien amorti en interne, deux propriétés qui limitent les résonances de la membrane et maintiennent la distorsion sous 0,2 %. Le son qu’il émet emprunte le conduit S.Turbo, une conception acoustique brevetée par FiiO : sa forme de turbine renforce le grave et filtre le médium et l’aigu que produit aussi ce haut-parleur, pour qu’il n’empiète pas sur le travail des armatures.
À l’arrière, la chambre est amortie par des évents de 0,2 mm de diamètre qui équilibrent la pression d’air de part et d’autre de la membrane. Le grave gagne en extension et le médium en netteté. La bande passante couvre 8 Hz à 40 kHz, et l’écouteur porte la certification Hi-Res Audio.
Des coques en titane usinées dans la masse
Les coques sont usinées dans un bloc de titane haute densité, polies à la main, puis durcies en surface par un dépôt en phase vapeur. Deux finitions existent, à l’acoustique identique : Titanium, sablée et mate, qui retient peu les traces de doigts et résiste aux rayures, et Silver, polie miroir. Une plaque gravée d’un numéro de série unique accompagne chaque exemplaire.
Le métal a un poids : environ 12,2 g par écouteur sans câble, davantage que la plupart des intras en résine, et la coque doit loger treize transducteurs. Le câble passe derrière l’oreille, ce qui stabilise l’écouteur et le soulage d’une partie de la traction du fil. Les 22 paires d’embouts fournies, dont les HS18, les HS20 en silicone liquide et des SpinFit, couvrent de nombreuses formes et tailles. L’étanchéité obtenue conditionne directement la quantité de grave perçue, et il vaut la peine d’en essayer plusieurs avant de juger l’équilibre sonore.
Trois fiches pour passer du baladeur au smartphone
Le câble d’environ 1,2 m assemble huit brins, soit 360 conducteurs répartis entre or, argent et cuivre. Ces métaux sont forgés à plus de 1 000 °C puis affinés en structure monocristalline, un procédé qui réduit les impuretés et les frontières entre cristaux que le signal doit franchir. Il se fixe aux écouteurs par des connecteurs MMCX élargis, et la fiche côté source se change en quelques secondes grâce à un verrouillage par rotation. Trois fiches sont livrées : un mini-jack 3,5 mm asymétrique pour la plupart des baladeurs et amplificateurs, un jack 4,4 mm symétrique pour les sorties équilibrées, et une fiche USB-C qui contient son propre convertisseur.
Cette fiche USB-C fait du FX17 un écouteur numérique pour smartphone, tablette ou ordinateur. Une puce de décodage à processeur de signal numérique (DSP) traite le PCM jusqu’à 32 bits / 384 kHz et attaque les écouteurs en sortie symétrique. Le DSP donne accès à un égaliseur paramétrique à 8 bandes : chaque bande agit sur une fréquence, un niveau et une largeur choisis, de quoi corriger une zone précise ou se rapprocher d’une courbe cible. Le réglage passe par l’application FiiO Control, sous Android uniquement, ou par l’interface web de FiiO, et les courbes s’enregistrent, s’exportent, s’importent et se partagent. La fiche ne gère pas la norme USB Audio Class 1.0 : les consoles Xbox, Switch et PlayStation ne la reconnaissent pas.
Un cran au-dessus du FX15, premier électrostatique FiiO
Le FX15, premier intra de FiiO à employer des électrostatiques, associait un haut-parleur dynamique, une seule armature Knowles et quatre cellules Sonion dans une coque en résine imprimée en 3D, avec un interrupteur pour couper les électrostatiques. Le FX17 double le nombre de cellules électrostatiques, passe d’une à quatre armatures, remplace la résine par le titane et abandonne l’interrupteur, les électrostatiques faisant partie intégrante du filtre à cinq voies. L’impédance descend de 24 à 16 Ω, la sensibilité passe de 103 à 104 dB/mW et la bande passante gagne vers le bas (8 Hz contre 20 Hz). La fiche USB-C à DSP, absente du FX15 qui se limitait aux fiches 3,5 et 4,4 mm, complète l’ensemble.
Caractéristiques techniques
Configuration des transducteurs
- Écouteurs intra-auriculaires hybrides haut de gamme FX17 : 13 transducteurs par écouteur, soit 26 pour la paire.
- Par écouteur :
- 1 haut-parleur dynamique de 10 mm à membrane en alliage lithium-magnésium pour le grave.
- 4 armatures équilibrées Knowles sur mesure, réunies en deux blocs pour le médium et le haut-médium. L’armature de médium, développée avec Knowles, comporte des évents dans sa chambre arrière.
- 8 transducteurs électrostatiques Sonion pour les fréquences supérieures à 6 kHz.
- Distorsion de la membrane dynamique : inférieure à 0,2 %.
Conception acoustique
- Filtrage électronique et acoustique à cinq voies.
- Courbe d’impédance aplanie pour faciliter l’association avec les sources.
- Conception acoustique brevetée S.Turbo : conduit en forme de turbine renforçant le grave et filtrant le médium et l’aigu du haut-parleur dynamique.
- Chambre arrière amortie par des évents de 0,2 mm de diamètre.
Performances
- Bande passante : de 8 Hz à 40 kHz.
- Impédance : 16 Ω à 1 kHz.
- Sensibilité : 104 dB/mW à 1 kHz.
- Certification Hi-Res Audio.
Coques et port
- Coques en titane haute densité usinées dans la masse à partir d’un bloc, polies à la main et durcies par dépôt en phase vapeur.
- Finitions : Titanium, sablée mate et résistante aux traces et aux rayures, Silver, polie miroir.
- Port avec câble passant derrière l’oreille.
- Poids sans câble : environ 12,2 g par écouteur.
Câble et connectique
- Câble de 1,2 m environ, composé de 8 brins totalisant 360 conducteurs en or, argent et cuivre.
- Métaux forgés à plus de 1000 °C, puis affinés en structure monocristalline.
- Connecteurs côté écouteurs : MMCX élargis (Expanded MMCX).
- Fiches droites interchangeables à verrouillage par rotation.
Fiche USB-C
- Puce de décodage à processeur de signal numérique (DSP) intégrée et sortie symétrique.
- Prise en charge du PCM jusqu’à 32 bits / 384 kHz.
- Égaliseur paramétrique à 8 bandes accessible depuis l’application FiiO Control, sur Android uniquement, ou l’interface web FiiO.
- Courbes d’égalisation enregistrables, exportables, importables et partageables.
- Norme USB Audio Class 1.0 non prise en charge : fiche non reconnue par les consoles Xbox, Switch et PlayStation.
Accessoires fournis
- 22 paires d’embouts de tailles et de conceptions différentes, dont HS18, HS20 en silicone liquide et SpinFit.
- 3 fiches interchangeables : mini-jack 3,5 mm asymétrique, jack 4,4 mm symétrique, USB-C.
- Plaque signalétique gravée d’un numéro de série unique.
Questions fréquentes
Les transducteurs électrostatiques demandent-ils un amplificateur dédié ?
Non. Les casques électrostatiques de salon réclament un amplificateur spécifique à haute tension, mais les cellules miniatures d’un intra se contentent d’une sortie casque ordinaire : la tension nécessaire est produite à l’intérieur de l’écouteur. Avec 16 Ω et 104 dB/mW, le FX17 s’alimente sans effort sur un smartphone, un petit convertisseur USB ou un baladeur. Le revers de cette sensibilité : une source dont le bruit de fond est élevé laisse entendre un léger souffle entre les morceaux. Une sortie plus silencieuse ou un gain réglé au plus bas règle le problème.
Quel intérêt présente la fiche 4,4 mm symétrique ?
En liaison symétrique, chaque canal dispose de son propre retour au lieu de partager une masse commune avec l’autre, ce qui améliore la séparation entre gauche et droite. Beaucoup de baladeurs et d’amplificateurs soignent davantage leur circuit symétrique que leur sortie 3,5 mm. Le surcroît de puissance habituellement associé au symétrique importe peu ici, le FX17 étant facile à alimenter.
Peut-on utiliser le FX17 avec une console de jeu ?
Pas par la fiche USB-C, que les consoles Xbox, Switch et PlayStation ne reconnaissent pas. La fiche mini-jack 3,5 mm se branche en revanche sur la prise casque de la manette ou de la console portable.
Comment régler l'égaliseur depuis un iPhone ?
L’application FiiO Control ne gère la fiche USB-C que sous Android. Avec un iPhone, le réglage de l’égaliseur passe par l’interface web de FiiO, accessible depuis un ordinateur dans la rubrique Support du site de la marque.
La finition Titanium ou Silver change-t-elle le son ?
Non. Les deux versions partagent la même coque, les mêmes transducteurs et le même filtre. Seul l’aspect diffère : la finition sablée Titanium marque peu les traces de doigts et masque les petites rayures, la finition Silver polie miroir reflète la lumière mais montre davantage les marques de manipulation.
Le FX17 atténue-t-il les bruits extérieurs ?
Il ne dispose pas de réduction de bruit active. Son isolation est passive et dépend surtout des embouts : un modèle bien ajusté, qui scelle le conduit, coupe une bonne partie des bruits ambiants, dans les transports comme au bureau.
- Éco-contribution inclue dans le prix de vente.









