Franky
très belle sonorité des basses
Commentaire du 29 septembre 2026 — Expérience du 18 septembre 2026
Un caisson de grave se juge d’abord à sa capacité à rester discret quand la musique n’en demande pas, puis à faire trembler la pièce quand le film l’exige. Klipsch traite ce double emploi avec un haut-parleur de 30 cm, un évent arrière et une amplification numérique de 200 watts. La série Reference privilégie ici le rendement et la simplicité de réglage plutôt que l’accumulation de fonctions. Trois boutons à l’arrière, un cône cuivré à l’avant.
Retirez la grille en tissu et la membrane cuivrée apparaît. La teinte est une marque de fabrique Klipsch, mais le matériau compte davantage : il s’agit de graphite moulé par injection, désigné par le sigle IMG. Cette matière combine une masse faible et une rigidité élevée, deux qualités qui vont rarement ensemble. Sur un transducteur de 30 cm qui doit déplacer de grandes quantités d’air à chaque cycle, la membrane a tendance à se déformer sous l’effort, ce qui salit le grave et ajoute de la distorsion. Un cône plus rigide se comporte davantage comme un piston et suit le signal de plus près.
Le haut-parleur rayonne vers l’avant, façade dégagée. Ce choix libère le placement : la membrane n’a pas besoin d’espace au sol devant elle comme sur un caisson à rayonnement descendant, et le caisson peut se glisser contre un meuble sans étouffer sa sortie.
L’amplification intégrée délivre 200 W efficaces et 400 W en crête, avec un rendement élevé selon Klipsch, qui la décrit comme entièrement numérique. Le niveau maximal atteint 116 dB, de quoi tenir un grand salon sans saturer dès les premiers effets d’un film d’action.
L’extension descend à 29 Hz à 3 dB près, chiffre obtenu grâce à la charge bass-reflex. L’évent circulaire arrière est évasé sur toute sa longueur pour réduire les turbulences d’air, source de sifflements audibles quand le débit devient important. Ce type de charge a sa contrepartie : sous la fréquence d’accord, le niveau chute rapidement, plus vite que sur un caisson clos. Les 29 Hz annoncés couvrent l’essentiel des instruments et la majorité des effets de bande-son, mais les infrasons les plus profonds, ceux qu’on ressent plus qu’on ne les entend, restent hors de portée.
Le panneau arrière regroupe le volume, un filtre passe-bas variable de 40 à 120 Hz et un inverseur de phase à deux positions, 0° ou 180°. Le passe-bas détermine à partir de quelle fréquence le caisson prend le relais des enceintes principales. Des colonnes qui descendent naturellement bas demandent une coupure basse, autour de 50 ou 60 Hz ; des enceintes compactes travaillent mieux avec un raccordement plus haut. L’inverseur de phase corrige les cas où le caisson et les enceintes se retrouvent en opposition à la fréquence de raccordement, ce qui creuse le grave au lieu de le renforcer.
Aucun processeur de correction acoustique, aucune application, aucune mesure automatique. Le réglage se fait à l’oreille, ou au sonomètre pour ceux qui veulent objectiver. La mise sous tension propose une détection de signal automatique ou un forçage manuel, avec passage en veille après une période sans musique.
Avec 355 mm de large, 406 mm de haut et 470 mm de profondeur pour 15 kg, le R-12SW reste manipulable seul. La coque en MDF reçoit un placage polymère noir brossé, finition résistante aux rayures qui ne cherche pas à imiter le bois.
L’évent arrière impose une contrainte de placement : il lui faut quelques dizaines de centimètres d’air derrière lui pour respirer. Collé contre une cloison, le caisson perd en propreté et gagne en bruit d’évent. Un angle de pièce augmente le niveau de plusieurs décibels par couplage aux parois, au risque d’exciter les modes de la salle et d’obtenir un grave envahissant sur quelques notes. Déplacer le caisson de quelques dizaines de centimètres change souvent plus de choses que n’importe quel réglage électronique.
La connectique se limite à une entrée ligne stéréo sur prises RCA, compatible avec la sortie LFE des amplificateurs audio-vidéo. Un simple câble relie la sortie caisson du récepteur à l’une des deux prises ; un adaptateur en Y alimente les deux si l’on préfère. Une diode en façade indique l’état de fonctionnement.
Cette sobriété a une limite. Il n’existe pas d’entrée haut-niveau sur bornier, ce qui exclut le raccordement direct aux sorties enceintes d’un amplificateur intégré dépourvu de sortie préamplifiée. Sur une chaîne stéréo, il faut donc disposer d’un pre-out, ou d’une sortie enregistrement à niveau fixe avec les précautions que cela suppose.
Franky
très belle sonorité des basses
Commentaire du 29 septembre 2026 — Expérience du 18 septembre 2026